jeudi 20 décembre
Poussière d'étoile
... je lui ai dit au revoir
La chaleur d'un ami qui vous tient dans ses bras
Le don d'un alto qui résonne dans l'Église
Comme l'amitié est précieuse
quand il faut dire adieu
à quelqu'un qu'on a toujours aimé
dimanche 16 décembre
Je suis venue vous dire
... ou quelques aveux d'une sorcière
Depuis quelques jours
depuis quelques heures
j'imagine ce que sera ma vie
sans elle
Bien sur je l'aime toujours
et le fait que son coeur se soit arrêté
à 17h35
n'y changera jamais rien
Mais vivre sans elle en face de moi
ne sera pas aisé
Même si elle reste pour toujours
à coté de moi
... en moi
dans mes yeux
qui sont un peu les siens
et dans ce fichu caractère
qui est aussi le mien
vendredi 09 novembre
Elle est morte ...
... je l'ai tuée
Depuis toujours elle fait partie de ma vie
elle est centrale
mon noyau
C'est elle qui m'a fait grandir
qui m'a fait découvrir le monde
les musées, l'art
Petite, j'avais toujours un nuts qui m'attendait
dans le dernier tiroir de son frigo
Et puis un jour
après des jours,
une déception
et le sentiment de ne pas faire partie de sa vie,
d'à peine exister
Pour ne plus souffrir
pour conserver le souvenir des bons moments passés
de ma grand-mère souriante
Je l'ai tuée
... mais je n'ai pas cessé de l'aimer
lundi 15 octobre
Chaque jour il est là ...
... ou celui qui n'existe plus
Chaque matin, il est là
sur le quai
il ne dit plus un mot
enfermé dans un monde
où nous l'avons placé
Chaque matin, il est là
la tête baissée
les yeux ailleurs
enfermé dans sa solitude
Chaque matin, il est là
et passe devant lui des centaines de vous et moi
qui ne le voient pas
qui ne l'entendent pas
enfermés dans notre monde à nous
Chaque matin, il est là
ne nous voyant pas
Ce matin, pour une fois
il était entouré
c'est ce qui m'a fait le regarder
même si les pompiers ont cherché à le cacher
et à lui rendre sa dignité
Ce matin, pour une fois
il était entouré
mais il ne l'a pas su
il a fermé les yeux trop tôt
A nous d'ouvrir un peu les nôtres
samedi 15 septembre
Il n'avait d'yeux que pour elle
... ou quand les yeux voient
C'est elle que j'ai vue en premier
son bébé lové au creux de son épaule
Elle a cherché sa main, éloignée
et a réussi enfin à l'attraper
De ses yeux amoureux, elle cherchait son regard
elle l'appellait
et lui, n'avait d'yeux que pour elle
Et c'est avec horreur
que j'ai alors vu
que elle, c'était moi
mardi 31 juillet
Chacun cherche son chat
... ou passer du rêve à la réalité ...
L'apercevoir, le toucher
mais ne surtout pas l'approcher
Voilà la recette pour appréhender le Bonheur
sans jamais le perdre ?
mardi 12 décembre
Le prince charmant s'en est allé ...
... ou quand l'envol d'une petite âme nous fait souvenir qui on est.
Petites les sorcières sont souvent des princesses
Dans les yeux de leur père
Dans le sourire des garçons.
J'en ai connu une qui un soir de fête
Dans un château où le champagne coulait à flot
A croisé un jeune homme charmant.
Un prince, pas planqué en crapaud
Un vrai, la richesse dans le coeur
Prêt à offrir du Bonheur.
Ce matin le Prince s'en est allé
Découvrir de nouvelles contrées
Beau voyage, joli prince
Tu l'as bien mérité
Merci d'avoir existé Olivier
mercredi 11 octobre
Que des fainéants ?
Aujourd'hui au moins 3 personnes sont mortes parce qu'elles sont allées travailler. Parce qu'elles n'ont pas oublié de se lever. 7 autres, au moins, sont mortes juste parce qu'elles n'ont pas raté leur train.
Parce que les français n'oublient jamais de dire qu'ils sont insatisfaits, je leur dédie ma prose.
N'oubliez pas qu'il existe bien des pays où quand on monte dans le train, rien n'est sûr quand à la possibilité d'en ressortir vivant. Alors d'accord râlez à la prochaine grève mais ne tapez pas sur cette personne devant vous dans son joli uniforme, sur votre quai, dans votre train, parce que si elle est face à vous c'est qu'elle s'est levée aussi un peu pour vous. Parce que monter dans un train n'a finalement rien d'anodin.
Parce que dans l'ombre bien des gens veillent sur nous.
vendredi 22 septembre
Quand l'espoir est encore là
Réminiscence d'un été mal taillé. J'ai enfin guéri, j'ai perdu le dernier il y a quelques jours...
C'est dur de réaliser qu'une chose que l'on désire énormément
n'arrivera jamais. Même si au fond, l’important n’est sans doute pas là… parce
que finalement on importe pas … Il n'empêche que les larmes sont là, prêtes à
sortir dès que l’on arrête de se cacher à soi-même, parce que pour le coup, on
est un peu à fleur de cœur en ce moment. Alors qu'en même temps, on sait qu'il y
a bien d'autres et belles choses, pas très loin, juste là, à portée de main.
Mais il y a tout de même cette boule de plomb, cachée au fond du ventre,
trop présente, et qu'il va falloir
oublier, faire passer. Parce que le renoncement passe aussi par l'acceptation
des faits, de l'autre, des autres, de cet autre, de ce qui nous entoure, bien
malgré nous.
Et c’est alors qu’insidieusement ce foutu espoir revient qui
nous souffle que les choses changeront forcément, si on le veut vraiment, si on
y croit seulement. Toujours ce foutu espoir, cet optimiste débordant qui nous
tient et entretient la douleur. Et ces
fichues larmes prêtes à bondir et qui coulent maintenant même quand la tête est
relevée … même en pleine journée, même dans un métro bondé.
Mais bon, pas
d'inquiétude. Après tout, ce n'est rien d’important, c’est juste un truc qui va
passer.
Merci à toi, qui te reconnaitra si tu passes un jour par là, qui m'a inspirée et que je ne sais plus citer.
mardi 22 août
Match Point
Parce qu'un jour quelqu'un qui nous connaît si peu (juste entre 2 réunions, voire devant une machine à café) met entre nos mains le film qui va montrer tout ce que l'on refuse de s'avouer. Et c'est alors qu'on se demande ce qui nous a conduit a accepter d'être ce que l'on est pas, de n'être pas.
Et c'est alors que l'on comprend qu'entre les mains d'un bel égoiste, on est toujours qu'une jolie idiote.
Alors merci à toi mon ennemi de m'apprendre tant de chose sur moi...
